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Guide cartographie SI

Comment mesurer la criticité d’une application ?

La criticité d’une application mesure les conséquences de son indisponibilité, de la perte de ses données ou de leur altération sur l’activité de l’entreprise. Pour l’évaluer, examinez les impacts opérationnels et financiers dans le temps, les obligations réglementaires, les dépendances techniques et les solutions de contournement, afin de définir les exigences de protection et de reprise adaptées.

Les critères d’évaluation de la criticité

  • Évaluer plusieurs dimensions.
  • Distinguer impact et probabilité.
  • Associer des preuves et des scénarios.
  • Relier la note au PCA/PRA et aux investissements.

Pour qui ?

DSI, Responsables IT, Architectes SI, Responsables applicatifs.

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Sources et références

Cas d’usage fréquents

Prioriser la reprise

Adapter les SLA

Cibler les contrôles cyber

Qu’est-ce que la criticité applicative ?

La criticité décrit l’importance d’une application pour les activités et les risques associés à une perte de disponibilité, d’intégrité ou de confidentialité. Elle ne se réduit pas au nombre d’utilisateurs ni au coût du logiciel.

Une application discrète peut être critique si elle commande un flux vital ou conserve une donnée irremplaçable.

Quels impacts mesurer ?

Évaluez l’impact financier, opérationnel, réglementaire, contractuel, humain et réputationnel à plusieurs horizons. Précisez les processus interrompus, volumes touchés et conséquences d’une donnée erronée ou divulguée.

Faites valider les hypothèses par les métiers plutôt que de noter uniquement depuis la DSI.

Comment intégrer les contournements et dépendances ?

Un mode manuel documenté, testé et dimensionné peut réduire l’impact à court terme. À l’inverse, une dépendance unique, une compétence rare ou un fournisseur sans solution de repli augmente l’exposition.

Documentez la durée pendant laquelle le contournement reste réellement utilisable.

RTO, RPO et niveaux de service

Le RTO exprime l’objectif de délai de reprise ; le RPO exprime la perte de données maximale acceptable afin de traduire les impacts en objectifs de reprise. Ces objectifs viennent du besoin métier et doivent être comparés aux capacités techniques démontrées.

Un objectif irréaliste doit conduire à un arbitrage de moyens ou à une adaptation du besoin.

Exemple illustratif de grille de criticité

Pour structurer l’évaluation sans complexité excessive, de nombreuses organisations adoptent une échelle de qualification à 4 niveaux :

Comment utiliser la note ?

La classe de criticité doit déclencher des exigences : sauvegarde, test de reprise, supervision, revue d’accès, clauses fournisseurs et fréquence de contrôle pour préparer les décisions de maintien ou de retrait. Réexaminez-la après un changement de processus ou d’architecture.

Gardez les dimensions détaillées : une note globale seule masque souvent le risque dominant.

Questions fréquentes

Criticité et risque sont-ils identiques ?

Non. La criticité décrit l’importance et l’impact ; le risque combine aussi les menaces, vulnérabilités et probabilités.

Qui décide du RTO ?

Le métier exprime le besoin, la DSI évalue la capacité et le coût, puis la gouvernance arbitre.

Une application coûteuse est-elle forcément critique ?

Non. Le coût ne mesure pas à lui seul l’impact d’une interruption ou d’une compromission.

Sources et références méthodologiques

Retrouvez la synthèse en BD

Ce sujet fait partie des fiches pratiques du livre Pilotegest consacré au pilotage des systèmes d’information. L’article apporte une méthode originale en texte ; la planche complète reste réservée à l’ouvrage.

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Par Équipe Pilotegest · Dernière mise à jour : 25/08/2026